Lapérouse

Jean-François de Galaup de Lapérouse (1741, 1788) est l’un des navigateurs français les plus connus du XVIIIème siècle. La fin tragique de son expédition resta longtemps un mystère qui secoua toute l’Europe.

Marin, il fallait l’être dans l’âme et en avoir toutes les qualités pour s’engager dans un voyage qui devait le conduire à sillonner l’océan Pacifique d’est en ouest et du nord au sud, à la recherche des terres que l’anglais Cook n’avait pas visitées au cours de ses trois voyages. Partir loin et longtemps, endurer les caprices des éléments, vivre dans la promiscuité d’un bâtiment de cette époque, mener un équipage nombreux et tenir celui-ci malgré toute sa diversité, se débrouiller seul avec les moyens du bord, nécessitaient une grande maitrise de la vie en mer et du commandement.

Lapérouse, était un marin aguerri par une solide expérience de la navigation et des combats acquise au cours d’une carrière déjà longue d’officier de Marine. Il a 18 ans en 1759, lorsque garde marine il participe à la bataille des Cardinaux à bord du Formidable qui sera totalement dévasté et pris par les Anglais. Ensuite il participe à différentes campagnes qui le mèneront à Terre-Neuve, à Saint-Domingue, à l’Ile de France (Maurice), en Inde, à Madagascar. Capitaine de vaisseau, il participe à la guerre d’indépendance américaine et commande en 1782 l’expédition de la Baie d’Hudson où il se distinguera contre les anglais.

La paix revenue, Lapérouse se voit confier le commandement d’une expédition scientifique dans le Pacifique, qui appareille de Brest en juin 1785. En cette fin du XVIIIème siècle, les communications sont rares et lentes. Les journaux de bord des deux premières années du voyage arriveront à Versailles portées par Barthélemy de Lesseps (l’oncle de Ferdinand) qui a quitté l’expédition au Kamtchatka et voyagé un an à travers la Sibérie et la Russie. Les dernières nouvelles, datées de janvier 1788 proviendront d’Australie, puis ce sera le silence. L’attente durera 40 ans jusqu’à ce que le capitaine marchand Peter Dillon découvre à Vanikoro, dans les iles Salomon, des traces du passage de l’expédition et que Dumont d’Urville confirme le naufrage des frégates sur les récifs de corail.

Dans ce petit album, François Bellec nous décrit la personnalité de Lapérouse, ainsi que les difficultés et les aléas d’un voyage de circumnavigation au XVIIIème siècle. Comme dans tous ses ouvrages la présentation est particulièrement soignée. Les textes français et anglais sont alternés et illustrés par des reproductions pleines pages de gravures et de peintures de l’époque. Un ouvrage qui rend hommage à la Marine savante de cette époque et que tout passionné de l’histoire de la Marine prendra plaisir à lire.

CV(H) Gérald BONNIER
26/01/2019

Lapérouse
François Bellec
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